Histoire























Les vestiges d'une allée couverte ont été retrouvés au point culminant, Pierrechange, autrefois nommée « Peyresanch » : la pierre sacrée. Le lieu fut donc habité dès la préhistoire. Cela nous a laissés, tout près, la Font de las facelières, ou Fontaine des fées (Commune de Vabres).


Le plus ancien document connu, le Cartulaire de Saint-Salvadou et Lunac, nous fournit quelques renseignements : « Ecclesiam sancti salvatoris sitam in villa que dicitur encarnacum » : L'église du Saint-Sauveur située dans une villa qui est appelée Encarnac. Le lieu s'appelait donc Encarnac, du nom de son propriétaire gallo-romain, nom dû à un site où l'on trouvait des pierres. Gaulois et Romains ont laissé des noms typiques; citons, parmi d'autres: Le-Ministre (où vivaient les serviteurs), Méjalanou (Médiolanum : le milieu de la plaine), Marsaguettes (les eaux de Mars), Lacalm (La lande), Labro (La limite), les Sérènes et Cadènes (Serena, déesse des ruisseaux et catena ou cadena : chaîne ou ceinture), c'est-à-dire la ceinture des Sérènes qui enserre cette zone. Vers 1651, le centre du village s'appelait encore Ancargnac.



On venait en pèlerinage à Ancarnac pour vénérer Saint-Sauveur ce qui donnait en patois : « Aman al San Salvadou ». Avec le temps le nom de la paroisse est devenu celui du village.




Un château à Saint-Salvadou ?


L'acte de construction, du 17 mai 1437 nous renseigne assez bien. La guerre de Cent ans était sur la fin mais il fallait encore penser à se fortifier, c'est ce que fit Baptiste du Rieu. Le logis devait être adossé à une tour déjà existante et encadré de deux tours rondes.


Quelques deux cents ans plus tard, lors de la Révolte des Croquants (1643), le château fut démantelé sur sentence royale.

Les pierres du château furent dispersées, réutilisées dans les constructions du village. L'une d'elles, gravée aux armes des familles du Rieu et de Solages-Tholet, se voit encore au Château de Salesses.






Au cimetère, une tombe énigmatique, celle de Juan de LUC né à Lisbonne 



En 1854, par l'intermédiaire d'un membre de sa famille, propriétaire de la ferme de Pezet,  Frère Juan de Luc ouvre un pénitencier. C'est à la mode, en ce milieu du XIX° siècle, un peu partout en France, de réinsérer les jeunes délinquants par les travaux agricoles. L'idée n'est peut-être pas mauvaise et pourrait être généreuse, la mise en œuvre est une histoire tragique. Des enfants de 8 à 16 ans, condamnés pour des méfaits bien anodins, parfois par leur propre famille, sont rassemblés dans des locaux rudimentaires et insalubres, encadrés d'un personnel peu ou pas qualifié sous l'autorité de responsables dont l'humanité et le désintéressement laissent souvent à désirer. Il semble que ce soit le cas de cette colonie de Pezet qui rassembla jusqu'à 149 enfants. Il fut fermé par l'administration en 1873, justement en raison des conditions de vie déplorables.


De cet épisode, il reste la tombe du frère Juan de Luc au cimetière de Saint-Salvadou, l'élégante maison de la communauté Notre-Dame-de-Pitié  surmonté d'un fronton triangulaire, dont il était le supérieur  et les grandes bâtisses de la ferme de Pezet. (Ref : Marie Rouanet, Les Enfants du bagne;  Documents Payot)







 


 
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